Israel, entre stage et voyages/ Ep.1

« Stop working and start travelling » – Tous les murs à l’auberge Abraham Hostel à Jerusalem.
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Je suis donc reçue en stage en Israel cet été pendant trois mois. Il se déroule chez Criaterra, studio de design de produit éco-responsable dont la barre d’or se trouve dans sa filiale Recherche. Ici, Adital Ela, designer et professeur au HIT ainsi que TEDFellow, concocte des recettes à l’aide de terres, argiles et fibres végétales afin de créer des matériaux 100% naturels, biodégradables et ré-utilisables. Avec Zvi Cohen, ingénieur en matériaux et nouveau papa, ils se servent des propriétés mécaniques des ingrédients, entre autres, que pour créer des tables, lampes, tabourets et tomettes resistants et variés en couleurs.

Dans le studio, j’aide aussi El-Or Levy et Dan Eliash, deux designers industriels diplômés de l’académie d’arts et de design de Bezalel à Jerusalem. Avec eux, je fais les mélanges qu’on transforme en objets grâce à la presse de moulage. Nous pesons au centième de gramme les ingrédients naturels tels que des terres, dégotées parfois dans des carrières ou dans des sites de construction.

 

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J’ai aussi une autre mission: tester différents assemblages d’huiles naturelles qui rendront les objets imperméables. Il s’agit de mélanges chauffés, séchés, passés à basse température, mixés à d’autres huiles ou d’autres ingrédients… Je pose ensuite des couches de ces huiles sur des échantillons numérotés pendant une semaine. La semaine suivante, nous testons les échantillons dans des bacs d’eau distillée et nous calculons le pourcentage de prise d’eau. Nous gardons trace de tout et il vaut mieux. Nous travaillons sur une vingtaine d’échantillons par semaine, mais nous avons déjà fait des séries d’une cinquantaine. Celà fait facilement 300 échantillons ne serait que pendant la période de mon stage.

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C’est un travail plus méticuleux que celui dont j’ai l’habitude. De la rigueur et de la concentration sont nécessaires pour ne pas oublier des ingrédients ou des couches d’huiles, pour analyser et classer les résultats… Il s’agit de suivre un protocole ressemblant à celui du petit chimiste. Des calculs de tension, pression, séchage et imperméabilité sont faits sur ces échantillons afin d’améliorer les recettes au fur et à mesure.

La stagiaire de l’année dernière, Julie Cazaux, amie et designer de produit fraîchement diplômée de La Martiniere Diderot, avait réussi à rendre imperméables les échantillons à l’aide de résines naturelles. Le challenge de cette année est de trouver les mêmes résultats avec les huiles. Après deux mois de travail sur des échantillons avec des huiles venant des quatre coins du monde, nous sommes pas loin d’une imperméabilité totale!

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Charlie LOPEZ Écrit par :

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